u Settimanale di Speluncatu – Siconda simana di Marzu di lu 2021 – #48

u Settimanale di Speluncatu –  Siconda simana di Marzu di lu 2021 – #48
L’hebdomadaire de Speloncato – Deuxième semaine de Mars 2021 – numéro 48

Corse-Matin du 9 mars 2021

Calvi
Speloncatu innove en se dotant d’une base d’adresses locales
J.-F.P.


Jean-François Poli, maire du village et Pierre Ridolfi, conseiller municipal. PHOTOS J.-F.P.

Un compteur à relever, un secours à assurer, un colis à livrer, un dépannage à effectuer : autant de taches qui nécessitent de localiser avec précision une habitation ou la boîte à lettres qui y est rattachée. Or, dans les communes de moins de 2 000 habitants, l’adressage selon les normes nationales est fortement conseillé mais pas obligatoire.
Maire de Speloncatu depuis 1995 et cadre chez l’opérateur Orange, Jean-François Poli est confronté quasi quotidiennement à des problèmes d’adressage. En tant qu’élu, pour les besoins de ses administrés, et en tant que chargé des relations avec les collectivités, notamment pour le déploiement de la fibre, il lui semblait urgent de trouver une solution. Pour Speloncatu, c’est désormais chose faite.
« Lors d’une réunion avec Corsica Fibra, le délégataire de la CdC pour le déploiement de la fibre dans l’île, ses représentants nous ont expliqué qu’un piquetage GPS de chaque habitation serait idéal pour pouvoir les raccorder, explique le maire. Ils nous parlaient d’un adressage officiel avec des rues et des numéros de rue, ce qui n’existe pratiquement pas dans les villages. Un opérateur, pour fournir la fibre, aura besoin d’un nom de voie, d’un numéro et d’un éventuel point GPS. »
L’arrivée prochaine de la fibre dans le village aura été un déclic, un déclencheur. Pierre Ridolfi, conseiller municipal et président de l’association Imaginà coworking, a longuement travaillé sur la question. Puisque la fibre nécessite un adressage officiel et normé, et que la compétence est celle de la commune, autant bien faire les choses.
« Nous avions déjà travaillé sur la toponymie de Speloncatu, se souvient Pierre Ridolfi. Nous avons rendu aux différents quartiers leur nom d’origine : à Cima, e Calanche, u Corsu, u Stradò di Calvi etc. Sans adressage officiel, dans les villages, chacun pouvait nommer sa rue, son immeuble, sa villa comme il le souhaite. Il a aussi fallu se renseigner pour savoir si chaque habitation est individuelle ou collective ou encore combien de boîte à lettres se trouve à la même adresse. Je ne vous parle même pas des homonymes, nombreux dans nos villages, qu’il faut différencier… »

470 adresses créées

Une fois la nomination des voies validée par le conseil municipal, ce dernier peut saisir sa base d’adresses locales directement sur le site adresse.data. gouv.fr. Les démarches de chacun des administrés s’en trouvent grandement facilitées.
« Notre commune a désormais la maîtrise totale de son adressage, se félicite Jean-François Poli. Aucune adresse supplémentaire ne pourra être créée. Notre base d’adresses locales, avec les coordonnées GPS de chaque habitation, sera communiquée aux services compétents. L’anonymat des gens sera garanti puisque seule la commune saura qui habite où. À présent, la prochaine étape sera d’apposer des plaques et des numéros dans les rues. »
La base de Speloncatu comprend 470 adresses auxquelles ont accès les services de secours, les fournisseurs d’accès à internet, l’administration fiscale, etc.
« À défaut de base d’adresses locales, il existe une base d’adresses nationales qui se compose de sept sources, reprend Pierre Ridolfi. Il y a le cadastre, les télécoms, l’Insee, l’IGN, la Poste, les pompiers et le guichet d’adresses. Une base d’adresses locales efface toutes ces sources-là, il n’y en a plus qu’une seule qui persiste, la base d’adresses locales, gérée par la commune. »
« Il vaut mieux avoir réalisé son adressage avant le déploiement de la fibre. Cependant, avec les sources croisées, on y arriverait quand même, concède le cadre chez Orange. Mais cette base d’adresses locales a d’autres intérêts. Sur notre plan de sauvegarde communale, par exemple, cela permet de répertorier nos administrés de plus de 75 ans. Tout ce travail, nous l’avons fait en régie et il ne nous a donc quasiment rien coûté. Mais il me semble que des financements existent, à travers le Comité de massif. »
Sur le site gouvernemental adresse.data.gouv.fr, le coworking de Speloncatu apparaît comme l’un des huit partenaires nationaux de cette nouvelle formule d’adressage. 2 807 communes, partout sur le territoire, ont déjà franchi le pas. Sur l’île, Speloncatu est la première. Les autres communes de Corse savent désormais vers qui se tourner.


Une base d’adresses locales géolocalisées permet aux pompiers, aux fournisseurs d’eau, d’électricité et d’internet, ou encore aux facteurs, de ne plus faire d’erreur. Speloncatu, première commune à franchir le pas sur l’île.

Le village en première page du magazine britannique “France”

Vendredi 5 mars 2021
Magazine France – Août 2009

En août 2009, le magazine britannique le plus vendu sur la France avait consacré un reportage sur les plus beaux village de l’île de beauté.
Notre village a eu l’honneur d’être celui choisi pour figurer en première page.

Corse-Matin du 4 mars 2021

L’Ile-Rousse
SPELONCATU
Dans l’ancien couvent, l’atelier du restaurateur Nicolas Poli
JEAN-FRANÇOIS PACELLI

 


Enfant de Speloncatu, Nicolas Poli vient de succéder à sa mère Ewa à la tête d’une petite entreprise familiale de restauration du patrimoine. OLIVIER SANCHEZ/CRYSTAL PICTURES

Dans un ancien couvent Franciscain bâti à la fin du XVIe siècle, une vaste pièce abrite des tableaux sacrés et quelques statues. Il y a une Donation du Rosaire provenant de l’église de Valle d’Alesani, ou encore un ange décroché du retable de celle de Piana. De toute l’île, des objets du patrimoine religieux de la Corse sont acheminés vers Speluncatu pour y être restaurés. Cette grande pièce dans l’aile d’un couvent désaffecté, c’est l’atelier de Nicolas Poli, un enfant du village devenu restaurateur du patrimoine dans la continuité de sa maman Ewa. Voilà bientôt 40 ans que la petite entreprise familiale opère.
« C’est ma mère qui a fondé la société, en 1983. J’avais 2 ans à l’époque, raconte le jeune chef d’entreprise. J’ai toujours baigné dans ce milieu. Quand l’été, mes amis allaient travailler pour se faire de l’argent de poche, moi j’accompagnais ma mère sur des chantiers. La première fois que j’ai pris part à une restauration, c’était à Fozzanu, en 2001. J’ai fait des études universitaires qui n’ont rien à voir avec la restauration d’art : un master de lettres, une licence d’administration publique et un master de management des entreprises. Finalement, c’est uniquement la pratique qui m’a appris mon métier de restaurateur du patrimoine. »
La petite entreprise emploie aujourd’hui 4 personnes en CDI. Nicolas en est le directeur et le gestionnaire, mais il est surtout un spécialiste des décors peints. Son équipe est composée d’une restauratrice en stuc et décors peints, d’une aide restauratrice en objets mobiliers et d’un maçon spécialiste de la chaux. Pour remplacer Ewa Poli, qui vient de partir en retraite, un prestataire de services assure la restauration des tableaux. Avant le retour d’Ewa, dans le cadre d’un cumul emploi retraite.
La société est en pleine mutation. Nicolas Poli est désormais inscrit à l’école de l’art La-Cambre, à Bruxelles en Belgique, afin de faire valoir une Validation des acquis de l’expérience (VAE).
Il cherche également à trouver de nouveaux collaborateurs.
« Les salariés de l’entreprise sont plutôt de la génération de ma mère. Ils ne sont plus très loin de la retraite et il va me falloir trouver des gens compétents et motivés pour les remplacer. C’est un métier passionnant qui est aussi exigeant et difficile. Il faut bouger dans toute la Corse et passer des semaines entières loin de chez soi. C’est un métier où l’on ne s’ennuie pas. Il y a seulement cinq restaurateurs de tableaux sur l’île et trois entreprises qui restaurent les décors peints et les fresques. Avec plusieurs centaines d’églises et de chapelles sur l’île, il y a vraiment de quoi faire ! »

Le choix du rural

Nicolas Poli partage sa vie privée entre ses attaches en Balagne et Ajaccio où résident sa compagne et leurs deux filles. Déplacer l’entreprise vers la capitale régionale aurait sans doute été un choix de facilité. Mais il était hors de question de s’éloigner de son village d’origine et de la demeure familiale, cet immense couvent construit par les frères capucins, et qu’ils ont mis tant d’énergie à restaurer.
« Mes parents se sont rencontrés à Paris alors que mon père étudiait à la Sorbonne et ma mère aux Beaux-Arts. Ils sont rentrés vivre au village quelques semaines avant ma naissance. On a d’abord habité la maison de famille, dans le village, avant que mon père ne rachète le couvent à Jean-René Guerrand, le patron d’Hermès, en 1992. Heureusement, ce dernier avait fait réaliser un chaînage des murs, sans quoi le couvent se serait effondré. Mais le toit prenait l’eau et le travail à faire était faramineux. Il y a environ 400 mètres carrés de surface, sans compter le cloître. En réalité, les travaux ne s’arrêtent jamais. »
Vivre dans une demeure patrimoniale et y restaurer des objets sacrés, c’est le choix d’une vie hors du commun pour Nicolas Poli. Une vie qu’il n’échangerait sans doute pour rien au monde…

La Halle du port est de retour à Speloncato !

C’est le retour du poisson sur la place du village. Pour la plus grande joie des speloncatais, la poissonnerie la Halle du port revient tous les mardis à 10h30 faire une halte à côté de la fontaine


Pour plus de renseignements, vous pouvez les contacter au 04.95.60.70.91

 

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